Prêt hypothécaire : emprunter en mettant son bien en garantie

Le prêt hypothécaire permet d’emprunter en apportant en garantie un bien immobilier que vous possédez déjà. Il s’adresse notamment à ceux dont le dossier ne rentre pas dans les critères bancaires habituels. Trouvez les courtiers spécialisés qui exercent près de chez vous, tous vérifiés avant publication.

Qu’est-ce qu’un prêt hypothécaire ?

C’est un crédit garanti par une hypothèque prise sur un bien immobilier dont vous êtes déjà propriétaire. Ce bien n’est pas forcément celui que vous financez : il peut s’agir de votre résidence principale, d’un logement locatif, ou même d’un terrain.

L’hypothèque est une garantie réelle. Concrètement, elle donne à la banque un droit sur votre bien : si vous cessez de rembourser, elle peut le faire saisir et vendre pour récupérer sa créance. En contrepartie de cette sécurité, elle accepte de prêter là où elle aurait refusé.

L’hypothèque est établie par un notaire et inscrite au service de publicité foncière. Tant que vous remboursez, elle ne change rien à votre usage du bien : vous continuez à l’habiter, à le louer, et vous pouvez même le vendre sous certaines conditions.

À qui s’adresse ce type de prêt ?

Le prêt hypothécaire répond à des situations où le crédit classique ne fonctionne pas.

Aux propriétaires dont les revenus sont atypiques. Indépendants, professions libérales, revenus locatifs, dirigeants rémunérés en dividendes : des profils solides que les grilles bancaires classiques écartent parfois.

Aux personnes qui ont besoin de liquidités sans vendre. Financer des travaux, aider un enfant, investir, faire face à une échéance : le bien reste à vous, mais il sert de levier.

Aux emprunteurs plus âgés. L’âge est un frein important sur un prêt classique, surtout pour l’assurance. Avec une garantie réelle, le raisonnement de la banque change.

Aux dossiers qui ont déjà essuyé des refus. C’est souvent à ce moment-là qu’on découvre l’existence de cette solution.

Ce que vous devez savoir avant de vous engager

Voici ce qu’on vous dira rarement aussi clairement.

Le risque est réel et il porte sur votre patrimoine. En cas de défaillance prolongée, la banque peut engager une procédure de saisie et faire vendre le bien aux enchères. Ce n’est pas une clause de style : c’est le fonctionnement même de cette garantie. Si le bien hypothéqué est votre résidence principale, mesurez ce que cela signifie avant de signer.

Vous n’empruntez jamais la valeur totale du bien. La banque ne prête qu’une partie de cette valeur, précisément pour se garder une marge en cas de revente. Le montant dépend du bien, de sa localisation et de votre situation.

Il y a des frais spécifiques. L’hypothèque suppose un acte notarié, des droits d’enregistrement et une taxe de publicité foncière. Et si vous remboursez par anticipation, la levée de l’hypothèque — la mainlevée — a elle aussi un coût.

L’hypothèque survit au remboursement. Elle reste inscrite un certain temps après que le prêt a été soldé, sauf à demander une mainlevée. C’est à anticiper si vous comptez vendre peu après.

Prêt hypothécaire, hypothèque, caution : ne pas confondre

Ces trois termes reviennent souvent ensemble et ne désignent pas la même chose.

L’hypothèque est une garantie. Elle peut accompagner un prêt immobilier classique, au même titre que d’autres garanties.

Le prêt hypothécaire est un crédit dont l’hypothèque est le fondement : c’est la valeur de votre bien qui rend le prêt possible, plus que vos seuls revenus.

La caution est une garantie d’une autre nature : un organisme se porte garant à votre place, sans qu’aucun bien ne soit mis en jeu. C’est la solution la plus répandue sur les prêts immobiliers classiques, et souvent la moins coûteuse.

Pourquoi passer par un courtier pour ce type de prêt

Le prêt hypothécaire n’est pas distribué par toutes les banques, et rarement mis en avant par celles qui le proposent. Peu de conseillers d’agence le maîtrisent réellement.

Un courtier spécialisé sait quels établissements travaillent sur ces dossiers, dans quelles conditions, et sur quels types de biens. Il sait aussi vous dire quand une autre solution serait préférable — et c’est peut-être le plus utile.

Vérifiez systématiquement que le professionnel que vous contactez est inscrit au registre de l’ORIAS. La vérification est publique, gratuite, et prend une minute.

Les questions à poser avant de signer

  • Quelle part de la valeur de mon bien puis-je emprunter, et sur quelle durée ?
  • Quel est le coût total de la garantie, mise en place et mainlevée comprises ?
  • Que se passe-t-il exactement si je ne peux plus rembourser ?
  • Puis-je vendre le bien hypothéqué en cours de prêt, et à quelles conditions ?
  • Existe-t-il une solution sans mise en garantie de mon patrimoine ?

Si votre interlocuteur élude la troisième question, changez d’interlocuteur.